Qui est louis pasteur?

Qui est louis pasteur?

 LOUIS  est l'un des fondateurs de la biologie moderne, telle qu'elle s'est développée au XXe siècle , son œuvre scientifique est à l'origine  des importants disciplines majeures des sciences de la vie comme la  biochimie , la métabolique , la microbiologie générale , l’étude des virus , des bactéries pathogènes et  l’immunologie.

 Sa théorie des germes et  la pratique des vaccinations qu'il a lancée révolutionnèrent la médecine et la science vétérinaire. Son image, bienfaiteur de l'humanité s'est finalement imposé, la vérité oblige à dire que ce grand savant a dû lutter toute sa vie, avec acharnement, pour obtenir les fonds nécessaires à la poursuite de ses travaux. Ses réussites scientifiques, ses luttes victorieuses en faveur de la recherche appliquée, l'ont entraîné, presque malgré lui, dans le mouvement scientiste des chantres du progrès, si puissant à la fin du XIXe comme l’un des pères de la microbiologie, Louis Pasteur s’est dévoué corps et âme pour faire avancer la science et la médecine.

 Au cours de sa carrière, il n’a pas seulement découvert le vaccin contre la rage, il s’est penché sur de nombreux domaines. De la fermentation au développement scientifique de la vaccination, il a montré une détermination sans borne.

 Naquit le 27 décembre 1822  à Dole, Pasteur l’enfant Jurassien passe ses études   dans la ville d’Arbois ou ses parents sont installés depuis l’âge de cinq ans,

Très tôt, il fait preuve d’un brillant intérêt pour les leçons qui lui sont enseignées et ses capacités intellectuelles ravissent tous ses professeurs. Après des études au collège de Besançon, Pasteur espère intégrer l’École Normale Supérieure de Paris. La tâche est rude, mais quelques années de préparation lui permettent d’atteindre son objectif et de se consacrer pleinement à la chimie et à la physique.

Son attention se fixe plus particulièrement sur la cristallographie, qui devient le sujet de sa thèse. Ainsi, il pose les fondements de la stéréochimie. Il obtient un poste de professeur à Dijon et enseigne par la suite à Strasbourg avant d’être nommé doyen et professeur de chimie à la nouvelle université de sciences, à Lille.

De la fermentation aux maladies infectieuses Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, il entame des recherches sur ce processus  et fait une découverte de grande ampleur comme  il prouve que les levures sont des micro-organismes responsables du phénomène.  Ensuite il montre également que l’acidité du vin est causée par certaines bactéries.

En 1857, le poste d’administrateur de l’École normale supérieure lui est proposé et sans hésiter, il quitte Lille pour Paris.

Le hasard ne favorise l’invention que pour des esprits préparés aux découvertes par de patientes études et de persévérants efforts

 55 à 65 ans, Louis Pasteur va mettre la microbiologie au service de la médecine et de la chirurgie. Si les maladies sont dues à des micro-organismes, il faut les identifier et trouver le moyen de les contrer. La rage en sera le plus bel exemple.

 

Louis Pasteur invente les vaccins

En 1877, il étudie de près les La cause des furoncles et de l’ostéomyélite : le staphylocoque

Maladies infectieuses et découvre successivement comme

La cause des furoncles et de l’ostéomyélite : le staphylocoque ;

Le microbe de l’infection puerpérale : le streptocoque ;

Le pneumocoque.

Poules illustrant les travaux de Louis Pasteur sur le vaccin contre le choléra des poules.  Institut Pasteur

Edward Jenner (1749-1823) avait découvert que l’on pouvait protéger les humains contre la variole en leur inoculant la vaccine, une maladie habituellement rencontrée chez les bovins et identique à la variole et pourtant bénigne chez l’homme. La découverte de Jenner reposait sur une circonstance exceptionnelle, à savoir l’existence chez l’animal d’une maladie proche de la maladie humaine et dont l’agent provoquait une protection chez l’homme.
 
Sur ce principe, Louis Pasteur utilise les agents infectieux eux-mêmes pour obtenir l’immunisation, selon des procédés généralisables à un grand nombre de maladies comme le choléra des poules (1878) ou le charbon (1881).
 


Il met au point sa méthode de l’atténuation de la virulence des microbes pour :

Le choléra des poules, par vieillissement au contact de l’oxygène de l’air, qui donnera lieu à un vaccin dès 1878

Le charbon des moutons, par la culture de la bactéridie charbonneuse à 43° atténuée par l’oxygène de l’air. Le vaccin sera prêt en 1881

            Le rouget du porc.

Par l’application de sa méthode à l’étude des maladies infectieuses agents microbiens, à leur prévention asepsie et à leur prophylaxie par immunisation vaccination, Louis Pasteur venait de fonder l’immunologie.


 
LA rage et son virus invisible

En 1880, Louis Pasteur est désormais en pleine possession de sa méthode expérimentale. Il décide de l’appliquer à l’étude d’une maladie humaine. Il choisit la rage parce qu’elle affecte non seulement l’homme, mais aussi l’animal sur lequel il peut expérimenter.
 
Louis Pasteur cherchera d’abord à isoler le virus de la rage. En vain. Ce dernier restera invisible. En effet, la résolution des microscopes de l’époque ne permettait pas de voir les virus. Il sera observé pour la première fois, près d’un siècle plus tard, en 1962, grâce à la mise au point de la microscopie électronique.
 
Puisque la rage est une maladie du système nerveux, Louis Pasteur a alors l’idée, avec Émile Roux, d’inoculer directement dans le cerveau d’un chien une parcelle de cerveau d’un chien enragé. Le chien ainsi inoculé meurt.
 
L’expérience est ensuite reproduite sur le lapin qui présente moins de risque pour les expérimentateurs que le chien enragé. Après de nombreux passages de lapin à lapin, l’incubation de la rage est toujours de six jours : il a réussi à obtenir un virus doué d’une virulence stable.
Louis Pasteur va tenter d’obtenir un vaccin en atténuant cette virulence. Il décide de suspendre des moelles de lapins rabiques dans des flacons où elles sont exposées à l’action de l’air, dans une atmosphère privée d’humidité. La virulence s’atténue peu à peu jusqu’à s’éteindre.
Louis Pasteur injecte ces moelles de lapin vieillies à des chiens enragés, puis des moelles de plus en plus virulentes. La rage ne se déclare pas.
Il établit alors un protocole permettant de lutter efficacement contre la maladie.
 
Le 25 février 1884, Louis Pasteur, accompagné de Charles Chamberland et Émile Roux annonce cette découverte à l’Académie des sciences qui nommera une commission d’étude sur l’efficacité de cette méthode. Méthode qui sera jugée concluante et approuvée.
 
Cependant, malgré ces résultats satisfaisants obtenus sur les chiens, Louis Pasteur redoute de passer aux essais chez l’homme.
 
LA RAGE VAINCUE

Le matin du 6 juillet 1885, un garçon de neuf ans, Joseph Meister, venu d’Alsace et mordu quatorze fois par un chien enragé, donne l’occasion à Louis Pasteur de vaincre ses ultimes hésitations et de tester son traitement chez l’homme.
 
Louis Pasteur n’étant pas médecin, il confie au Dr Grancher le soin d’inoculer à l’enfant le traitement. En 10 jours, Joseph Meistre reçoit au total treize injections de moelles rabiques de moins en moins atténuées.
 
Cette première vaccination est un succès : Joseph Meister ne développera jamais la rage et deviendra le premier être humain vacciné.
 
Louis Pasteur restera cependant très discret sur ce succès, cette expérience s’étant déroulée plus ou moins discrètement.
 
Il en sera autrement pour son deuxième succès.
 
En septembre 1885, Jean-Baptiste Jupille, un jeune berger de 15 ans, se présente au laboratoire de la rue d’Ulm, profondément mordu par un chien enragé qui avait attaqué six autres petits bergers. Jean-Baptiste Jupille s’était jeté sur l’animal pour couvrir la fuite de ses camarades.
 
Louis Pasteur applique son traitement pour la seconde fois, avec le même succès et s’assure de faire connaître cette histoire au monde entier.
 
Bientôt, une multitude de « mordus » se présentent à l’École normale supérieure, venant de France et de l’étranger.
 
Face à cette affluence, Louis Pasteur décide de fonder un centre spécialement dédié à la vaccination contre la rage, qui soit également un centre de recherche et un centre d’enseignement. Trois ans plus tard, l’institut PASTEUR est inauguré.
 
L’œuvre pasteurienne atteint son ultime couronnement.

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